201 000 fois par mois, quelqu'un tape registre des entreprises dans Google au Canada. La quasi-totalité repart avec une fiche officielle propre, exacte, gratuite… et absolument rien pour en faire quoi que ce soit de commercial. Pas un courriel. Pas un numéro direct. Rien.
C'est le paradoxe du registraire des entreprises : plus de deux millions de personnes morales immatriculées, un accès public, et pourtant une porte fermée pour qui veut prospecter. On va d'abord répondre à la vraie question (c'est quoi, comment le consulter), puis en ouvrir une deuxième que personne dans les résultats de recherche n'ose ouvrir : comment transformer ce registre en fichier de prospection B2B. Sans bullshit, et avec des chiffres.
Sommaire
- Qu'est-ce que le registre des entreprises du Québec (REQ) ?
- Comment consulter le registre gratuitement (pas à pas)
- Registre du Québec vs registres du Canada
- Ce que le registre ne vous donne PAS
- Du registre au fichier de prospection : enrichir via Google Maps
- Extraire toutes les entreprises d'une zone en 2 clics
- Filtrer avant d'extraire : emails, sites, secteurs
- Est-ce légal d'utiliser ces données pour prospecter ?
- FAQ
- Conclusion
Qu'est-ce que le registre des entreprises du Québec (REQ) ?
Le registre, c'est quoi exactement ? Un annuaire officiel. Gratuit. Plus de deux millions de fiches. Le hic ? On va y venir.
Le registre des entreprises du Québec — géré par le Registraire des entreprises, qu'on abrège REQ — est le répertoire public dans lequel sont inscrites toutes les entreprises immatriculées au Québec : entreprises individuelles, sociétés par actions, sociétés de personnes, associations, coopératives. Chaque personne morale y reçoit un identifiant unique, le NEQ (numéro d'entreprise du Québec), à dix chiffres. Pensez-y comme l'état civil des entreprises québécoises.
Concrètement, une fiche du registre des entreprises du Québec (REQ) contient l'état de renseignements : nom légal, adresse du domicile, NEQ, date d'immatriculation, dirigeants déclarés, statut (immatriculée, radiée). Selon les données ouvertes de Données Québec, le registraire diffuse ces informations et les met à jour deux fois par mois. C'est fiable. C'est à jour côté légal. Et c'est là que beaucoup de gens s'arrêtent, en croyant tenir un fichier de prospection. Grosse erreur, on y revient.
Comment consulter le registre gratuitement (pas à pas)
Consulter est gratuit et prend deux minutes. Encore faut-il savoir où cliquer.
Voici la marche à suivre pour consulter le registre des entreprises du Québec, que vous cherchiez à vérifier un partenaire ou juste à faire une recherche au registre des entreprises par curiosité :
- Rendez-vous sur le site du Registraire des entreprises ou sur le portail Québec.ca, section « Rechercher une entreprise au registre ».
- Lancez une recherche par nom d'entreprise, par NEQ, ou par nom d'une personne (dirigeant ou actionnaire).
- Cliquez sur le résultat pour afficher l'état de renseignements. Gratuit, sans compte.
- Besoin d'un document officiel horodaté ? Vous pouvez le commander (là, c'est parfois payant).
Vous cherchez plutôt à gérer votre entreprise — déclaration, mise à jour annuelle du registre des entreprises, changement d'adresse ? Ça se passe dans l'espace sécurisé « Mon dossier » (aussi appelé « Mon bureau »), accessible via clicSÉQUR. C'est là que se fait la mise à jour du registre des entreprises : le registre des entreprises Mon dossier pour vos propres déclarations, la recherche publique pour tout le reste. Deux portes distinctes, souvent confondues.
Un mot sur la mise à jour registre des entreprises : chaque entreprise immatriculée doit produire une déclaration annuelle. La rater, c'est risquer la radiation d'office. Bon à savoir avant de laisser traîner.
Des services privés se sont d'ailleurs greffés autour de l'immatriculation et du NEQ, comme Incorp-Québec ou le guide NEQ de 2727 Coworking. Utiles si vous démarrez une entreprise. Mais eux non plus ne remplacent pas un fichier de prospection.
Registre du Québec vs registres du Canada
Registre du Canada et registre du Québec, c'est pareil ? Non.
Beaucoup tapent registre des entreprises Canada en pensant qu'il existe un guichet unique national. Il n'y en a pas vraiment. Au Canada, l'immatriculation est provinciale ou fédérale. Le REQ couvre les entreprises immatriculées au Québec. Une société constituée au fédéral relève, elle, de Corporations Canada, du côté d'ISED / ised-isde.canada.ca. Et chaque province a le sien : le registre des entreprises Ontario, par exemple, est distinct et géré par la province ontarienne.
| Critère | Registre du Québec (REQ) | Registre fédéral (Corporations Canada) |
|---|---|---|
| Périmètre | Entreprises immatriculées au Québec | Sociétés constituées au fédéral |
| Identifiant | NEQ (10 chiffres) | Numéro de société fédérale |
| Autorité | Registraire des entreprises | ISED / Corporations Canada |
La logique, au fond, est la même qu'en France avec la base SIRENE : un registre officiel qui prouve l'existence légale, mais qui ne dit rien de commercial. On a d'ailleurs écrit un guide entier sur ce parallèle, la base SIRENE et les emails professionnels — même problème, autre pays. Retenez juste que « Québec registre des entreprises » et « registre fédéral » ne se recouvrent pas. Deux bases, deux autorités.
Ce que le registre ne vous donne PAS
Prenons Marc. Développeur web à Sherbrooke, il veut décrocher des restaurants comme clients. Il télécharge les données ouvertes du REQ, ouvre le fichier, trouve 400 restos immatriculés dans sa région… et pas un seul courriel. Pas un numéro pour appeler. Retour à la case départ.
C'est ça, le mur. Le registre vous dit qui existe, où, et depuis quand. Il ne vous dit jamais comment les joindre. Ni courriel direct, ni téléphone de prospection, ni site web actif, ni réseaux sociaux, ni note Google. La requête « registre des entreprises téléphone » revient sans arrêt, et la réponse est décevante : le registre ne fournit pas les coordonnées directes. Ce n'est pas sa mission.
| Le registre vous donne | Ce qui manque pour prospecter |
|---|---|
| Nom légal, NEQ | Courriel direct |
| Adresse du domicile | Téléphone de contact |
| Dirigeants, date d'immatriculation | Site web actif, réseaux sociaux |
| Statut (immatriculée / radiée) | Note et avis Google |
Et c'est un constat partagé bien au-delà du Québec. Comme le résume l'équipe de Pharow, spécialiste de la donnée B2B : « Les registres officiels vérifient l'existence légale des entreprises mais ne fournissent ni emails directs, ni décideurs par fonction. » Un registre, ce n'est pas une base de prospection. Ce n'est juste pas conçu pour ça.
À noter au passage : cette même limite touche d'autres usages de la donnée publique. Si vous exploitez, disons, une liste d'entreprises en liquidation judiciaire, vous butez exactement sur le même trou — la donnée légale est là, la donnée contact manque toujours.
Et si le courriel manquant était à un clic ? Le registre s'arrête à l'identité légale. Une source complète la suite — courriels, téléphones, sites — pour les entreprises de votre secteur. Découvrez Scrap.io : essai gratuit, 100 leads offerts.
Du registre au fichier de prospection : enrichir via Google Maps
Le registre donne la liste. Google Maps donne le moyen de les contacter. C'est aussi simple que ça.
L'idée : au lieu de partir du REQ (une identité légale sans contact) et de galérer à retrouver chaque courriel à la main, on part d'une source qui contient déjà les coordonnées. La cartographie. La quasi-totalité des commerces et entreprises physiques du Québec y ont une fiche, avec un lien vers leur site — et donc les courriels affichés dessus. Vous voulez récupérer les emails d'entreprises locales ? C'est là qu'ils sont, pas dans le registre.
C'est exactement ce que fait Scrap.io : l'outil extrait en temps réel les fiches d'établissements depuis Google Maps, avec courriels classifiés, téléphones et réseaux sociaux, à l'échelle d'une ville, d'une région ou du Canada entier. La logique complète de la prospection B2B sur Google Maps, on l'a documentée dans un guide dédié. Ici, on l'applique au Québec.
Video: Scrap.io - Comment Démarrer ?
Zoom sur le marché, parce que le volume compte. Le Québec comptait 1 024 273 entreprises actives fin 2025, dont 278 816 (27,2 %) avec au moins un employé (Institut de la statistique du Québec). Et ce n'est pas réparti uniformément. La région métropolitaine de Montréal pèse à elle seule 50,1 % des entreprises québécoises avec employés. Côté registre, Montréal représente environ 25,1 % des fiches, la Montérégie 16,1 % et la Capitale-Nationale 8,7 %. Les secteurs qui recrutent le plus ? Construction (13,7 %), commerce de détail (11,8 %), santé (11,3 %) et services professionnels (10,7 %). Autant de cibles B2B parfaitement identifiables.
Et vous n'êtes pas les seuls à vouloir réutiliser cette donnée. Des annuaires comme OpenGovCA rediffusent déjà les deux millions de fiches ouvertes du REQ, et des acteurs mondiaux comme Infobel agrègent les données publiques d'entreprises depuis des décennies. La preuve que le registre a de la valeur — à condition de lui ajouter ce qui manque.
Les chiffres donnent le vertige. Au 31 juillet 2026, on comptait 560 955 établissements québécois extractibles via Scrap.io. Parmi eux, 323 260 (57,6 %) ont un site web et 216 163 (38,5 %) exposent un courriel exploitable. Autrement dit : plus de 200 000 entreprises québécoises directement joignables par courriel. Ça, aucun registre officiel ne vous le donnera jamais.
Et le mouvement d'ouverture des données va dans ce sens. Données Québec le dit noir sur blanc : « La collaboration du Registraire à la diffusion des données ouvertes et à leur réutilisation ouvre une porte importante au développement de produits et services. » La donnée publique est là pour être réutilisée. On la complète, c'est tout.
Extraire toutes les entreprises d'une zone en 2 clics
560 955 établissements québécois déjà cartographiés. Extractibles en deux clics. Voici comment on passe de « la liste officielle » à « le fichier prêt à envoyer ».
Le principe est bête comme chou. Vous choisissez une zone — une ville, une région administrative, ou le Canada au complet — et vous laissez le moteur balayer. Pas besoin de coder, pas de fichier de plusieurs gigaoctets à décompresser comme avec l'open data brut du REQ. Pour la mécanique détaillée, on a un guide pas à pas : obtenir toutes les entreprises d'une ville en 2 clics.
Video: Comment Obtenir Toutes les Entreprises d'une Ville ? (en 2 clics)
Une précision québécoise qui compte : Scrap.io permet aussi la recherche par zone de chalandise, c'est-à-dire extraire toutes les entreprises d'un secteur sans même préciser de catégorie. Vous dessinez un rayon autour d'un point, ou un polygone à la main sur la carte de Montréal, de Québec ou de la Montérégie, et vous récupérez tout ce qui s'y trouve.
Envie de voir plus grand ? Le marché ne s'arrête pas au Québec. Scrap.io recense 3 011 080 établissements pour le Canada entier (juillet 2026) — et oui, vous pouvez scraper un pays entier d'un coup. Ontario, Alberta, Colombie-Britannique : même moteur, même méthode.
Testez sur votre ville. Combien de restaurants avec courriel à Montréal ? Combien de commerces récemment ouverts à Québec ? Lancez la recherche — le comptage est gratuit, aucun crédit consommé. Premières fiches offertes : 7 jours d'essai, 100 crédits d'export inclus. Démarrer avec Scrap.io →
Filtrer avant d'extraire : emails, sites, secteurs
À quoi bon exporter 10 000 fiches si 6 000 n'ont pas de courriel ? Vous auriez payé pour du vide.
C'est là que Scrap.io se démarque vraiment : les filtres s'appliquent avant l'extraction, donc avant de consommer le moindre crédit. Vous cochez « courriel présent », et seules les fiches réellement joignables comptent. Sur les 560 955 établissements québécois, ça revient à cibler directement les ~216 000 qui ont une adresse courriel — sans payer pour les autres. Zéro gaspillage.
Les autres filtres utiles : présence d'un site web (ou absence — un jackpot pour les agences web qui vendent de la création de sites), note moyenne, nombre d'avis, fiche revendiquée ou non, date de première détection pour repérer les commerces fraîchement ouverts. Vous pouvez croiser plusieurs catégories parmi plus de 4 000. Bref, vous construisez votre cible au scalpel, pas au marteau.
Video: Trouver des Clients Grâce aux Filtres Google Maps
Et une fois le fichier exporté ? Vous le branchez directement dans votre outil de cold mailing ou vous automatisez l'enrichissement de votre CRM. Plus de 50 000 professionnels filtrent déjà avant de dépenser un seul crédit. C'est la différence entre un fichier qui convertit et un fichier qui rebondit. Croyez-moi, on a tous essayé l'autre méthode une fois.
Est-ce légal d'utiliser ces données pour prospecter ?
Bon. La partie moins fun mais indispensable : a-t-on le droit ? Oui, avec des règles.
On parle ici de données d'entreprises publiques — nom, adresse professionnelle, courriel affiché volontairement sur un site public. Ce ne sont pas des données personnelles au sens strict. Au Québec, la prospection B2B doit respecter la Loi 25 (la loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé), et à l'international le RGPD et le CCPA encadrent le même terrain. Les grands principes ? Toujours les mêmes.
Concrètement, trois réflexes non négociables : votre message doit être en rapport avec l'activité professionnelle du destinataire, vous devez être clairement identifié comme expéditeur, et chaque courriel doit contenir un moyen simple de se désinscrire. Quelqu'un dit « stop » ? Vous supprimez. Immédiatement.
C'est précisément le cadre dans lequel Scrap.io opère : uniquement des données business publiques, traçables à leur source, conformes RGPD et CCPA. Pas de zone grise. La conformité comme argument, pas comme contrainte.
FAQ
Comment consulter gratuitement le registre des entreprises du Québec ?
Sur le site du Registraire des entreprises (registreentreprises.gouv.qc.ca) ou sur Québec.ca, via « Rechercher une entreprise au registre ». La consultation est gratuite : recherche par nom, par NEQ ou par personne. Vous obtenez l'état de renseignements (nom, adresse, activités, dirigeants, statut).
Quelle différence entre le registre du Québec et le registre du Canada ?
Le REQ couvre les entreprises immatriculées au Québec ; le registre fédéral (ised-isde.canada.ca) couvre les sociétés constituées au fédéral. Chaque province a aussi son propre registre — l'Ontario, par exemple. Il n'existe pas de guichet unique national.
Le registre donne-t-il les courriels et les téléphones ?
Non. Le registre fournit uniquement l'information légale : nom, adresse, dirigeants, NEQ. Aucun courriel ni téléphone de prospection. Pour obtenir les coordonnées, il faut enrichir ces données via Google Maps, par exemple avec Scrap.io.
Peut-on télécharger toutes les entreprises du registre ?
En partie. Un fichier de données ouvertes est publié sur Données Québec et mis à jour deux fois par mois, mais il est brut, volumineux et sans coordonnées de contact. Pour un fichier réellement exploitable en prospection, l'extraction cartographique reste la voie la plus directe.
Est-ce légal de prospecter avec ces données ?
Oui, dans un cadre B2B. Il s'agit de données d'entreprises publiques, à condition de respecter la Loi 25 au Québec (message pertinent, expéditeur identifié, désinscription possible). Scrap.io n'extrait que des données business publiques, traçables, conformes RGPD et CCPA.
Conclusion
Le registre du Québec fait parfaitement son travail : prouver qui existe légalement. Deux millions de fiches, gratuites, fiables. Mais pour prospecter, il s'arrête pile là où commence le vrai boulot — trouver comment joindre ces entreprises. Le REQ donne la liste. À vous de lui donner des coordonnées.
Le registre donne la liste. Donnez-lui des coordonnées. Ciblez une ville ou une région, filtrez sur « courriel présent », exportez un fichier frais parmi 560 955 établissements québécois. Essai gratuit Scrap.io — 7 jours, 100 leads offerts.